SYLI : relation public et joueurs, un gros chantier de la fédé

Les mauvaises habitudes et le désordre ont la peau dure en Guinée de surcroît dans le milieu sportif. Si la fédération guinéenne de football (Feguifoot) n’y prend pas garde, Paul Put est aussi partie pour cogner le mur, comme ses prédécesseurs. Le souci ? C’est le contact permanent entre les joueurs et le public. 

Pourtant à El Jadida, le vice-président de la Feguifoot, Amadou Diaby se félicitait de la discipline qui régnait au sein de l’équipe, au bouclage du stage de préparation, dans la perspective du match contre la République Centrafricaine à Conakry, comptant pour la 2e journée des éliminatoires de la CAN 2019.

Visiblement, l’ambiance du groupe a réconforté  le sentiment du délégué fédéral. C’est un pari gagné dans l’organisation autour de l’équipe.  Mais tout à dégénéré à Conakry. D’abord à l’aéroport, un monde fou est passé entre les mailles de la sécurité pour être en contact direct avec les joueurs sous l’œil impuissant du sélectionneur national.

La première séance d’entrainement , vendredi, au stade du 28 septembre, a été un autre spectacle : séances photos des journalistes qui ont voulu immortaliser l’instant où les joueurs enfilaient les crampons.

Ce premier galop d’entrainement a été bouclé par les interviews en bordure du terrain. Ailleurs, après chaque séance d’entrainement un ou deux joueurs passeront à la traditionnelle conférence de presse. Maintenant, ce qui est sûr, certains joueurs sont déjà sortis du match par manque de concentration, à l’issue de ce contact direct avec le public. Heureusement que la séance de ce samedi sera à huis clos. 

Dans la foulée, les binationaux observeront ces mouvements avec attention. Et se poseront, sans doute, des questions sur leurs sécurités dans cette équipe. La Feguifoot doit imposer des mesures restrictives pour mettre les joueurs dans un environnement leur permettant de se concentrer sur le match.

En guise de proposition, le Syli doit ouvrir ses portes à la presse ne serait-ce qu’une fois à chaque regroupement. Ailleurs, on appelle l’Open press.

Yvon LEROUX, Dakar

 

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