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TITI , AKB … :  Bantama est-il le malheur de leur génération ? 

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Titi et AKB

Par Moysekou, Bruxelles, BELGIQUE

Sanoussy Bantama Sow, ministre des sports de la Guinée, ne rate jamais l’opportunité de flinguer les anciens joueurs de la génération de Titi Camara

Encore la maladresse de Sanoussy Bantama SOW. Le feu couve de partout depuis la matinée du jeudi 4 juin 2020 à l’issue de laquelle le ministre des Sports a vénéré les anciens du Hafia FC des années 77 et fait porter le bonnet d’âne à la génération de Titi Camara, sa proie facile.

C’est une incongruité de ne pas comprendre  que Bantama ne kiffe pas Titi Camara et sa bande de jeunes vétérans qui ont le tort de réclamer le statut d’ancienne gloire.

Pour des miettes de 5 millions FG (soit 500€) d’indemnité forfaitaire accordée, chaque mois, aux anciens sportifs et musiciens, l’avocat défenseur d’Alpha Condé dans la jungle politique s’est livré à cœur joie pour flinguer tout le monde.

Particulièrement, sans les nommer, il  a rajouté  une couche à la génération de l’ancien attaquant de la Canebière. Et comme les paroles s’envolent mais, elles resteront toujours gravées dans la mémoire des destinateurs, les concernés ont vite fait de faire le lien pour réagir par presse interposée.

Ce vendredi, la mascotte politique du régime Condé en a pris plein la gueule.  Titi et Abdoul Karim Bangoura alias AKB ont répliqué dans les propos que nous ne souhaitons pas remettre sur place .

En clair, Bantama gagnerait à mieux se contrôler ou ne pas prendre la parole en public puisqu’il ne sait rien dire de bon.

Titi, AKB et autres ont accepté d’être dociles

Le respect se mérite ou on l’impose. La génération de Titi, plutôt que d’être un contre-pouvoir des acteurs de la gestion de notre football, ont accepté d’être des surveillants ! Avec le dos rond, ils ont perdu toute leur légitimité dans les prises de décisions à l’image de Titi et AKB, les plus influents.

Bien qu’il se la joue beau compétiteur et véridique, nul doute qu’AKB, grand pourvoyeur de notre football, est déçu de ne pas avoir fait partie des décideurs incontournables de  la fédération guinéenne de football (Féguifoot). Beaucoup de jeunes guinéens sont en Europe grâce aux efforts indubitables de l’ancien latéral de SC Bastia.

Même si la quasi-totalité de ses protégés évoluent en dents de scie ou peinent à se frayer un chemin vers le très haut niveau du football européen. Parmi eux, le Bastiais Sadio Diallo qui tourne en rond en Turquie et Demba Camara qui se cherche dans les méandres en Malaisie.

Ancien ministre des Sports, Aboubacar Titi Camara n’est pas parvenu aussi dans la lutte pour briguer la présidence de la Feguifoot. Même représenté sous la bannière de FC Touba, il a été battu aux urnes pour la présidence de  la Ligue amateur de football, à l’assemblée générale élective, jeudi 23 février 2017. L’ancien sociétaire de Liverpool n’a pu bénéficier que de la confiance de 3 personnes, au moment où Thierno Abdoulaye Bah a remporté 51 voix !

Ces faux-pas des têtes de file en dit long sur la popularité de leur groupe. C’est à croire qu’ils s’enlisent dans une impopularité chronique. En réalité, leur  statut d’ancienne star n’est plus protégé par leur passé plus ou moins glorieux.

Aujourd’hui, les deux anciens internationaux se contentent des postes «honorifiques» au sein de la Feguifoot.

Éclipsés par les mécènes

Antonio Souaré, président de la fédération guinéenne de football, a réussi a casé Titi Camara et Abdoul Karim Bangoura à ses côtés.

Un temps considérés comme des favoris au trône de la Féguifoot, AKB et Titi  ont perdu leurs rangs au profit des nouveaux visages, souvent méconnus des médias mais très actifs à l’ombre.

Ces invincibles mécènes agissent sous l’effet de la passion indéfectible pour ce sport et de lueur d’un renouveau aspiré qui s’annonce lentement mais surement.

L’atout nostalgique de ces anciens joueurs semble s’envoler devant la puissance du lobbying et du labeur ‘concret’. Ils se font laminer même en bas des escaliers par un politicien égaré et flingueur.

Bref, idoles dans le passé ces ex-internationaux se rendent finalement compte que le succès ne fournit pas l’immunité. Il n’est pas un élixir de la vie éternelle. Pas ici, surtout.

Matière à réfléchir

Ailleurs les anciens sportifs africains — qui ont mieux planifié leur reconversion — brillent un peu partout sur le continent et au niveau des prises de décisions de leurs pays.

Cependant, l’influence de nos anciens ténors dans le football guinéen semble pâlir progressivement et des questions surgissent: Ont-ils réellement préparé leur reconversion ? Ont-ils le niveau vital en gestion ?