SYLIGATE : l’avocat de Diaby doit demander deux choses à son client  

Il s’était terré à Paris, prétextant un traitement médical, alors que son nom bourdonnait dans ce qui convient d’appeler  le Syligate.  Une histoire de corruption et de racket des joueurs par Paul Put, le désormais ancien sélectionneur.

À cet effet, des révélations ont enflé les débats après l’élimination de l’équipe nationale de la Guinée  en huitièmes de finale de la CAN 2019. Et Amadou Diaby puisqu’il s’agit de lui, un des acteurs incontournables de ce fiasco qui a éclaboussé la participation de l’équipe guinéenne, a débarqué  hier à Conakry  pour tenter de laver son honneur, si cela existe toujours.  

Il croyait que la tempête allait passer sans effet pour lui.  Sinon, il avait largement le temps de faire le déplacement pour vivre dans cette turbulence  dont le Président, Antonio Souaré a essuyé quelques jets de débris.

Il a fallu être enfoncé par les preuves de Paul Put devant la commission d’ethnique de la Feguifoot, pour que le petit Prince, comme il sait le faire, se laisse  aller, indirectement,  dans la délation chez nos confrères de Mediaguinee, via son avocat, Me Thierry Martinez. « Il faut savoir que M. Put est recherché par la justice de son propre pays et qu’il a fui ses responsabilités. Donc pour le moins, je dirais que ce type a une éthique particulièrement élastique. Comment dans des circonstances pareilles, une commission d’éthique a pu porter une quelconque crédibilité aux propos d’un homme qui fuit la justice de son pays, c’est déjà une première interrogation », s’acharne-t-il sur le désormais ancien coach du Syli.

En tenant de tels propos, Me Thierry Martinez enfonce davantage son client pour association de malfaiteurs avec une personne recherchée.

Dans ce cas, il pourra poser deux questions à Diaby concernant son rapport avec celui qu’il considère être « recherché par la justice de son pays ».

C’est un agent d’une nationalité d’un pays africain de l’ouest qui avait le dossier de Paul Put. Et c’est, cet intermédiaire qui  a mis le technicien belge en rapport avec Antonio Souaré, président de la fédération guinéenne de football. Ce dernier n’a réussi à décrocher cet entraîneur que lors de la deuxième tentatives alors qu’il était coach du Kenya.

Dans la transaction, Amadou Diaby a trouvé un malin plaisir d’écarter cet agent pour imposer un certain Sidibé, un proche, résident à Paris. Pourquoi autant d’intérêt à aider une personne considérée être un fugitif ?

Deuxième point, Antonio Souare avait remis 20 000 dollars à Amadou Diaby pour remettre à Paul Put comme prime de signature. Il en a remis, selon notre source, 14 000 dollars.  Peut-il aussi  demander des éclaircissements sur cette question ?

Yvon LEROUX, Dakar

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