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SYLI : ponction des primes, le syndrome camerounais en vue

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La ponction des primes du Syli pourrait entrainer le syndrome Camerounais.

Visiblement, l’Etat guinéen n’a pas d’ambition avec le football dans le haut niveau. Au moment où les autres pays dopent leurs athlètes par des primes consistants pour se hisser au concernant des nations, la Guinée, elle, a décidé de revoir tout à la baisse.

Le 10 mars dernier, un arrêté conjoint signé par les ministères des Sports, de l’Economie et des Finances et celui du Budget, a entériné la réduction  des primes des joueurs et des encadreurs pour les matches officiels. Pire, cet arrêté annule entièrement les primes des matches amicaux.

À en croire le Directeur national des Sports, Lancinet Kabassan Keita cette décision émane  de l’audit ordonné par la Primature sur les dépenses effectuées par l’Etat et les résultats du Syli à l’issue de la CAN 2019.

Le budget lors de la CAN 2019

Le budget de la Guinée pour cette compétition était fixé à 3, 8 milliards de Fcfa. Au-delà des joueurs, cette somme a servi également à entretenir un groupe d’accompagnateur composé des hauts cadres de l’Etat et des supporters.

La Guinée n’était pas le plus budgétivore puisque le Sénégal avait 3 milliards, la Cote d’Ivoire a utilisé 4 milliards Fcfa et 7,3 milliards Fcfa pour le Cameroun, champion d’Afrique en titre avant cette CAN.

Aucune raison de ponctionner ces primes

Contrairement à notre pays, le Cameroun, le plus gros budget, éliminé dès la phase de poule, n’a pas réduit ses primes de performances.

Il n’y a aucune raison de ponctionner les primes en Guinée dès l’instant que cet argent ponctionné n’est pas reversé ailleurs pour le développement de notre football par exemple dans le football local.

Plutôt que de réduire ces primes il fallait les maintenir intact et imposer des principes aux joueurs pour se racheter. On ne serait pas loin du syndrome Camerounais avec des grèves répétées qui écornera l’image de la Guinée.

Le prochain regroupement pour la double confrontation avec le Tchad comptant pour les 3e et 4e journées des éliminatoires de la CAN 2022 pourrait être le signe annonciateur.

Le refus de s’entrainer au Portugal n’était qu’une alerte. Visiblement, l’Etat minimise la portée d’une éventuelle grève concernant les primes.

Les rapports de l’audit

Maintenant, s’il y a eu, concrètement, audit les résultats du rapport devraient être divulgués pour situer les responsabilités.

Aussi, si l’audit a concerné également les résultats du terrain qui est exclusivement sportif et non économique,  cela va sans dire que la gestion du football dans ce pays reste toujours focalisée sur l’événementiel.

Il est important de savoir que les résultats escomptés sont réalisés à partir d’un projet à long terme et ce n’est pas en ponctionnant qu’on parviendra à atteindre la meilleure performance de nos joueurs.

Par Yvon LEROUX