SYLI : Cette équipe manque de caractère, de l’imagination, même pas un semblant de révolte

C’est plus que jamais avéré que la Guinée n’a pas une équipe mais plutôt un groupe. Ce dysfonctionnement est constaté depuis lors des éliminatoires, mais rien n’a été fait pour créer l’homogénéité.

Conséquence, le Syli sous le magistère de Paul Put a été incapable de présenter un bien meilleur visage lors des trois matchs amicaux disputés respectivement face à la Gambie, le Bénin et l’Egypte. Une déception, la totale : 3 défaites en autant de sorties, 5 buts encaissés contre un seul but marqué. Le puzzle du technicien belge  a toujours des pièces manquantes.

Aussi, au-delà du score, la Guinée  a péché sur des fondamentaux  qu’on a apprend  même plus aux équipes du quartier. Il s’agit du caractère, des prises de risques dans le jeu, bref un semblant de révolte.

Un but encaissé à chaque mi-temps

Inutile de dire qu’à la CAN, qu’il faudra rester concentrer du début jusqu’à la fin.  Le manque de concentration nous a coûté des défaites lors des trois matchs tests. D’abord, c’est  Naby Yattara qui ira chercher le ballon dans sa cage  (0-1, 43’) face à la Gambie. Et Ibrahima Koné n’empêchera pas le coup de pied arrêté de Sessegnon (0-1, 39’) qui sera logé dans sa lucarne lors de la confrontation avec le Benin. Alors qu’on croyait qu’Aly Keita va arrêter l’hémorragie, il en a pris le gros score (3-1) devant l’Egypte. Ce fut un naufrage collectif. Aussi, le Syli s’est montré comme une équipe à réaction mais pas réactive.  

Ce Syli manque de caractère

Paul Put se glorifie d’avoir des guerriers, mais il peut déchanter. Ses joueurs ne sont pas prêts à prendre des risques pour mériter ces superlatifs. Au moment où certains mettent de la grinta dans le geste d’autres se distinguent à rendre des ballons facilement. C’est dire qu’on ne sent pas du fighting spirit team, puisque la technique à lui seul ne suffit pas. A défaut d’un collectif, il n’y a pratiquement personne qui ose prendre un risque pour changer la donne. Il n’y a même pas un semblant de revolte pour faire douter l’adversaire. Peut être que Naby Keita impulsera le groupe.

Le complexe de Mo Salah

Ça craint, si on se fait détruire par un seul joueur.  À 20 minutes de la fin de la rencontre avec l’Egypte, l’entrée en jeu de Mo Salah a été d’un apport considérable pour les Pharaons. Aussitôt, le Syli, qui avait le monopole du ballon, a commencé à multiplier les ballons rendus. L’attaquant des Reds a, a lui seul fixé la défense guinéenne. Il n’a pas fait trembler les filets  mais il a été  impliqué pour la victoire finale.

Yvon LEROUX

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