Souaré, Diaby, Super V, Blasco et KPC : le rusé,  l’escroc,  le naïf, le truand et le bon

Le football guinéen est pris en otage. Salif Camara alias Super V, Amadou Diaby, Blasco Barry, KPC et Antonio Souaré,  des personnages controversés, plutôt que des challengers,  se regardent en chiens de faïence. Ils se bouffent le nez.

En illustration du  film Western,  Le Bon, La Brute et le Truand, le monde sportif  guinéen a aussi ses acteurs. Le rusé et l’escroc conviendraient respectivement à Souaré et Diaby. Super V et Blasco sont respectivement le naïf et le truand. Et KPC pourrait être désigné  comme Le bon, en raison de ses actions matérielles dans un milieu des profiteurs.   

Ainsi, parmi les cinq challengers, trois sont tombés et ont quitté  les rangs, pour céder leurs places aux deux  autres, notamment le rusé et l’escroc.  Super V, Blasco et KPC, eux, ont succombé dans la bataille sur fond d’intérêt et l’obsession d’une mainmise sur le foot national. Sans pitié, ils ont été envoyés dans les cordes à tour de rôle.

Antonio Souaré, le rusé : d’arbitre à décideur

Avant, il n’était intéressé que par la gestion de son équipe, le Horoya AC et dans la moindre mesure pour le développement de notre football. Mais à force de continuer à régler certaines dépenses de la Feguifoot, Antonio Souaré a fini par mettre  Super V, le président d’alors dans sa poche.  Pire naïveté. 

Le boss du Horoya AC était même plus important que Super V, pourtant responsable morale de la Feguifoot. Les événements de Malabo lors de la CAN 2015 prouve à suffisance. Le patron  de l’équipe fanion de Matam s’était  fait attendre par toute  la délégation guinéenne à l’hôtel plus d’une heure. Il a fallu être sur place pour que les Guinéens se pointent au tirage au sort qui a qualifié le Syli en quart de finale face au Mali. 

En si peu de temps, Souaré s’est imposé comme un élément incontournable  de notre football sous  le regard impuissant de Salif Camara.  il était même plus écouté que des personnalités politiques à l’image de Kassory Fofana. Ce dernier s’est cassé les dents dans la médiation entre Super V et Amadou Diaby, respectivement président et vice-président de la Feguifoot alors qu’il a fallu d’une claque des doigts pour  l’actuel patron de la fédé guinéenne pour réconcilier les deux,  après la joute équato-guinéenne. La suite est connue de tous.  

Diaby et Blasco, les truands, éliminent Super V

Ce n’était qu’un semblant de résolution de crise. Amadou Diaby était déterminé à s’offrir la peau de son boss. Avec la complicité de Blasco Barry, alors secrétaire général, ils réussiront à former un bloc pour inciter la FIFA à suspendre la gestion de Super V. Ce fut une réussite. Les deux vont revenir dans la nouvelle équipe dirigée par le rusé,  Souaré.  Mais, ce serait un feu de paille dans cette entente puisque Diaby va poser assassin à son compagnon de lutte pour l’écarter. 

Souaré envoie Blasco au gnouf sous la complicité de Diaby  

Le retour du bâton n’a pas trop mis du temps. Après avoir coupé la tête de Super V,  Antonio Souaré, dans sa jouissance  de Président de la Feguifoot,  va activer la machine judiciaire pour faire le toilettage de sa nouvelle équipe. Un audit est alors engagé contre les personnalités susceptibles de malversations financières.

La publication du rapport de cet audit  épinglera Blasco Barry et Morthon Soumah. Ils seront suspendus de leurs fonctions. Mais, il a fallu, rapidement, trouver un prétexte. A cet effet, on a brandi les retombées financières de l’organisation des deux matchs amicaux notamment contre le Gabon et le Cameroun, comme leur péché mignon.  ils ne s’échapperont pas et seront intimés de  payer 100 millions de nos francs chacun pour sortir des geôles.  L’affaire est toujours pendante à la justice.

Salif  Camara alias Super V, le cerveau, lui est  interdit de toutes activités dans la gestion du football en Guinée. Et Amadou Diaby n’a pas pipé un mot pour défendre ses anciens acolytes. Toutefois, il a aussi intérêt à surveiller ses arrières.  Le retour du bâton sera fatal pour l’« escroc ». (ndlr: il est aussi suspendu pour corruption).

Esseulé, KPC jette l’éponge

Dans cette bataille, le Président du Hafia FC porte la casquette du bon. Il s’est engouffré dans le jeu de dupe sans s’en rendre compte. Tout comme Antonio Souaré, Kerfala Person Camara a de belles intentions pour notre football. La réfection du stade du 28 septembre et autres actions en est la parfaite illustration. Le binôme Souaré-Kpc était perçu comme l’avenir de notre football. Et non. Les deux ne fument pas le calumet de la paix. La démission du président du Hafia FC à la tête de la Ligue pro de Guinée a mis à nu cette relation qui paraissait des plus belles. La frustration du démissionnaire est née, selon ses dires de l’obsession de Souaré d’avoir la mainmise sur tout. Ça va péter à la gueule de celui qui voudra régner en solitaire.   

Yvon LEROUX, Dakar

 

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