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Financement du foot local : il faut bien plus qu’une promesse du Président de la République

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Mathurn Bangoura, le président de la Ligue guinéenne de football professonnel, a déclaré que Alpha Condé a promis de financer les champonnats la sason prochaine.

Par Yvon LEROUX, Dakar 

C’est une évidence. Le ballon n’arrêtera pas de circuler sur les terrains en Guinée en dépit des soucis financiers.  Seul bémol, les dirigeants seront encore contraints de gérer à l’événementiel puisque la promesse du Président de la République ne garantie aucun programme pérenne pour le football local.

Le Président de la République a eu échos de la menace de démission de Mathurin Bangoura à la tête de la Ligue guinéenne de football professionnel, la semaine dernière. Il a alors répliqué à sa manière.

A en croire le patron de la Ligue pro « le président de la république en personne m’a appelé au téléphone. Il a pris l’engagement de mettre les moyens pour accompagner la ligue Guinéenne de football professionnel pour la saison prochaine », a-t-il confié, ce dimanche, dans l’émission Foot Express.

Toutefois, les promesses, surtout politique, n’engagent que ceux qui y croient. En réalité, le problème de financement du football local est bien plus profond et nécessite surtout une politique sportive.

Un décret exigeant le prélèvement des taxes sur les revenus des sociétés minières et autres, par exemple, vaut mieux qu’une promesse qui ne sera valable que pour une saison.

Injecter de l’argent dans le budget de fonctionnement d’une télévision, par exemple, pour être redistribué aux clubs comme droit TV est aussi une solution pour aider le football local.

Pourquoi ne pas faire comme ce qu’à tenter le Gabon et autres. C’est-à-dire financer les championnats sur une période pour permettre aux clubs de souffler financièrement. Des solutions pour le financement, il y en à la pelle.

On peut retenir que le sport en particulier le football n’est pas une priorité pour le régime d’Alpha Condé. L’Etat joue à la calculette pour gérer les événements parce qu’il n’y a aucun programme spécifique pour faire développer cette discipline.