Le pari de l’organisation, comme un fil de plomb supendu, au dessus de la ête de la Feguifoot, qui doit réveiller ses compétences dès à présent pour Yamoussoukro en Cote d’Ivoire. Au Maroc, les failles de l’organisation des matchs de la Guinée passaient sous silence. A Yamoussoukro, ville de la Cote d’Ivoire qui abritera la rencontre Guinée-Tanzanie comptant pour les éliminatoires de la CAN 2025, l’administration de la fédération guinéenne de football sera encore mise à l’épreuve.
Pour ceux qui ne savent pas la Guinée prend entièrement la charge de l’organisation logistique ainsi que les frais. Il faut préciser que le stade est mis à disposition sur demande par son homologue ivoirien. Le chargé des compétitions de la fédération guinéenne de football devra donc se lancer dans le compte à rebours à un mois quasiment de ce rendez-vous.
Les craintes derrières cette délocalisation
Le laxisme, péché mignon, revolu … La réception des matchs en Guinée a toujours été entachée par des dérapages et autres couacs liés à la sécurité. Il faudra donc s’y prendre à temps pour éviter les fausses notes. La fédération ivoirienne de football n’a aucune obligation de se joindre à l’organisation. La Feguifoot peut par ailleurs demander les services à son homologue ivoirien qui ne choisira pas ses experts par affinité.
La Feguifoot doit assurer la location des véhicules du commissaire du match, des arbitres, du chef de la délégation de l’équipe adverse, le bus du Syli et autres logistiques. Dans la réciprocité, l’équipe adverse peut demander à la Guinée de lui réserver l’hôtel, un bus pour son équipe, un mini bus…
Il y a également le pari de la mobilisation à assurer à travers le comité des supporters. Le public dans les stades en Cote d’Ivoire lors de la CAN 2023 est l’une des causes qui a favorisé le choix de ce pays voisin pour abriter le match du Syli. Comment faire pour inciter les Guinéens a avoir de l’intérêt pour une équipe qui ne sait plus gagner à tous les niveaux, c’est le défi à relever.
Yvon LEROUX






