lundi, janvier 12, 2026
Echos du Syli

Mondial 2026 (Q) : Algerie – Guinée, ce qui fait grincer les dents

Loin de croire que c’est une victoire tirée par les cheveux…. La victoire de la Guinée devant l’Algérie (1-2), jeudi 6 juin 2024 à Alger,  lui permet de se rélancer dans la course pour le ticket qualificatif. Un score assez important pour le moral puisqu’il est arraché sous les barbes du potentiel challenger du groupe G.

Mathematiquement, ce resultat enrichit notre compteur à point et nous propulse à la deuxième  place au classement à egalite de points avec les Fennecs qui restent toujours leader du groupe,  en dépit de sa défaite. On retient donc le score qui est determinant pour mesurer l’ambition de l’équipe dans ces éliminatoires.

Toutefois, on ne peut se glorifier du contenu qui degage deux enseignements importants pour la suite des éliminatoires : la fébrilité defensive et l’absence d’un schema pour mettre à profit Sehrou Guirassy en pleine bourre à Stuttgart avec 28 réalisations en Bundesliga.

Fébrilité defensive 

C’était le peché mignon du Syli. A la CAN 2023 on a senti un grand changement dans ce sens. La complémentarité du duo Julien Jeanvier et Mouctar Diakhaby dans la charnière centrale a été tout bénéfique pour la stabilité de la défense ( 2 cleans sheets contre la Gambie et la Guinée Equatoriale).  Cette assurance a baissé d’un cran, jeudi, face aux Fennecs. Pourtant dominatrice, il a fallu deux petites minutes pour craquer. Le bloc équipe s’est effritée à peine que Morlaye Sylla ait indiqué le chemin des filets à ses coéquipiers (50′). La défense expérimentale à trois avec Julien, Sow et Baldé, par manque de concentration, est désorientée en attaque placée. Le but contre son camp de Baldé en dit long sur le positionnement quand le Syli joue sans ballon.

Pas de schéma pour Sehrou Guirassy 

L’atout numéro un de la Guinée dans l’animation offensive s’appelle Sehrou Guirassy. Mais il ne trouvera pas de faille face à l’Algérie. L’attaquant de Stuttgart ( 28 buts en Bundesliga) s’est contenté d’un travail de sape dans ce match.

Il a su fixer la défense  adversaire pour permettre à Morlaye Sylla et Aguibou Camara d’avoir la possession ans les couloirs et de ratisser les deuxièmes ballons.  En présence d’un schéma spécifique et modelé sur la valeur intrinsèque d’un potentiel joueur de surcroît buteur, c’est le contraore qui devait se produire.

Guirassy devait plutôt être mis en situation de scorer pour Morlaye, Aguibou ainsi que les autres dans l’animation offensive. En vain. Visiblement, le système de Kaba Diawara n’est pas fait sur le potentiel de Guirassy.

Quand après le match, le selectionneur indique que ce sont les joueurs qui doivent amimer un système, cela va sans dire que son dispositif n’est pas fait sur le potentiel du buteur de Stuttgart.

Yvon LEROUX

 

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