vendredi, avril 17, 2026
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Certitudes et factuel du Syli en 2023

Confondre Kaba Diawara, sélectionneur national de Guinée, avec les chiffres de la performance de son équipe serait une grosse déception : 9 matchs (6 en officiel et 3 amicaux) contre 3 victoires, 4 défaites, 2 nuls…

Cela ne plaiderait pas en faveur au bout de sa deuxième de gestion. Par contre, en ignorant les chiffres, le boss du Syli peut être confondu à deux aspects assez importants notamment la certitude et le factuel dans sa gestion.

Les certitudes 

Après la CAN 2021 au Cameroun, le manquant du puzzle du Syli pour sa reconstitution était visible. Il y avait un besoin pressant de renforcer la défense et le secteur attaque qui a traversé cette compétition sans inscrire le moindre but.

Dans ce sens, Mouctar Diakhaby et Antoine Conté, défenseurs, et Sehrou Guirassy, attaquant, ont renforcé l’équipe en 2022. En 2023, il a fallu 5 matchs dont 3 amicaux pour révéler Abdoulaye Touré comme grosse certitude dans l’entrejeu même si l’animation offensive reste encore un chantier.

C’est la d’ailleurs la seule certitude des matchs amicaux par rapport au besoin de l’équipe. Le milieu de terrain du Havre FC a mis tout le monde d’accord qu’il était un élément incontournable dans cette équipe du Syli qui se cherche dans le chemin de sa reconstitution.

Sinon, Kaba Diawara est constant dans ses choix avec au  moins 11 joueurs souvent utilisés : Ibrahima  Koné dans la cage, Issiaga Sylla, Mouctar Diakhaby, Saidou Sow et Antoine Conté en défense, Amadou Diawara et Ilaix Moriba Kourouma dans l’entrejeu, Sehrou Guirassy, Morgan Guilavogui et François Kamano à l’attaque pointe de l’attaque. Dans ce groupe, Abdoulaye Toure s’est taillé une place d’entrée, sans oublier que Naby Keita s’est bien remis de ses bobos.

On ose croire que le sélectionneur connaît la colonne vertébrale de son équipe. Un acquis.

Le factuel

Kaba Diawara n’est pas parvenu quand même à inculquer une identité de jeu à la guinéenne à cette équipe du Syli. Pour lui, le plus important était de jouer et gagner peu la manière.

L’équipe s’est appliquée à un schéma classique 4-3-3 depuis après la CAN 2021. Seul bémol, c’est l’animation de ce système qui ne reflète à rien. Dans le rendu les matchs sont tirés par les cheveux avec un jeu assez poussif.

À la CAN 2023, on attendra de ressentir la touche de son adjoint, Fousseni Diawara, un seul nouveau dans le staff technique, pour le concret. Il faut désormais présenter un meilleur visage tactique de l’équipe.

Yvon LEROUX

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