La Guinée à laisser filer, ce mercredi, l’opportunité de glaner ses 3 premiers points dans les éliminatoires du Mondial 2022 à l’issue de la confrontation avec la Guinée Bissau comptant pour la première journée.
Royalement servit par Naby Keita, François Kamano a ouvert le score pour les Guinéens dès les 5 premières minutes (0-1). Le Syli a baissé de régime d’entrée en seconde période. Ils ont encaissé l’égalisation (1-1, 47’) sur un cafouillage entre Mohamed Ali Camara et Florentin Pogba.
Dans cette confrontation, les hommes de Didier Six ont laissé entrevoir des failles. ConakrySports décrypte les enseignements de cette rencontre.
Physiquement lessivé
L’équipe de Guinée était physiquement moindre. Naby Keita et ses coéquipiers étaient très courts dans les duels. Personne n’a montré un semblant de révolte. Ils étaient tous lessivés et cramés.
Tactiquement indiscipliné
Le réel souci du Syli. Vraisemblablement, Didier Six fait ses choix tactiques et les joueurs jouent à leur tête. Les 4 milieux de terrains notamment Naby Keita, Amadou Diawara, Mamadou Kané et Mady Camara ont évolué dans l’entrejeu du Syli comme des joueurs de quartier. Beaucoup d’espace entre les lignes et jamais, Didier Six n’a tenté de redresser ses joueurs pour réduire les écarts dans ce secteur clé.
Des incompatibilités
Il est désormais clair que Didier Six se base sur des noms pour faire ses choix. Et cela laisse paraître d’énormes problèmes d’incompatibilité. Après le match contre le Mali à Conakry, le staff technique du Syli devait se rendre à l’évidence que le trio Naby Keita-Mady Camara-Amadou Diawara ne peut pas jouer ensemble. En atteste leur performance dans l’entrejeu, ce soir. Florentin Pogba, essayé à plusieurs reprises dans la charnière centrale, a encore prouvé qu’il n’est pas fait à ce poste.
Utilisation de Momo Bayo
Meilleur buteur de la Ligue 2 avec 22 réalisations lors de la saison écoulée, Momo Bayo a récidivé en Ligue 1 avec 3 buts et 2 passes décisives avec Clermont. Il réussit ces prouesses en tant qu’un numéro 9 qui est épaulé par les ailiers sur les flancs. C’est aussi plus facile de comprendre que c’est un attaquant qui aime les profondeurs.
Pour la deuxième fois, Didier Six oblige le joueur à jouer dans un registre à deux devant. Contre le Mali, il se marchait sur les pieds avec Sory Kaba. Il a vécu pareille situation avec François Kamano, ce soir. Il pourrait ne pas avoir la performance escomptée avec le Syli. Surtout, si on continue à l’utiliser dans ce schéma à deux attaquants.
Par Yvon LEROUX, Dakar






