mardi, février 17, 2026
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COUP FOIRÉ : FGF-Diaby, l’éthique bafouillée

Amadou Diaby est tout heureux de se tirer des griffes d’une machine qu’il sous-estimait parce que persuadé de son efficacité.

Ces dernières années, la fédération guinéenne de football s’est illustrée en accusatrice qui n’a jamais gagné ses procès surtout dans les dossiers de détournement et corruption.

La poursuite contre Super V, Morton Soumah et Blasco pour détournement de plus de 28 milliards de nos francs est tombée, récemment, à l’eau.

Jusqu’ici le numéro, le plus banal de l’amateurisme de cette structure reste la traque contre Amadou Diaby pris la main dans la patte, mais sa culpabilité n’est jamais prouvée.

Inconsciemment,  Amadou Tam Camara, le président de la commission d’éthique de la fédération, a piétiné son éthique  pour tenter de se démarquer de la volonté des sept autres membres de ladite organisation pour lever  cette suspension de 7 ans dont 5 ans fermes.

Pourtant, il croyait fermement…

En si peu de temps, l’ancien vice-président de la Feguifoot a été rendu coupable de corruption et de ponction régulière de 10% sur le salaire de Paul Put – depuis sa signature et jusqu’à son éviction du banc du Syli après la CAN 2019.

Maître des poursuites contre l’ancien promoteur musical et au bout d’une enquête diligentée, le journaliste qui a revêtu son manteau de juriste  ne s’est jamais rendu compte que ce dossier est vide.

En réalité, Mr Camara a cédé dès l’instant que le tribunal arbitral du sport (TAS) a instruit à la commission d’éthique de réexaminer le dossier qui a connu un vice de forme dans les procédures.

Il tentera le baroud d’honneur pour retarder les procédures de blanchissement de l’ancien agent de Pascal Feindouno. C’était du bluff parce que sa sanction à titre conservatoire de 90 jours n’a pas été suivie d’effet.

Bref, le comité exécutif de la Feguifoot n’a pas profité de cette opportunité pour mettre en place une commission de recours comme exigé par le TAS.

Désormais, sa crédibilité…

La cohérence des faits et propos rapportés permettent de se faire une idée et d’apprécier plus objectivement dans cette affaire dont le dénouement reste encore un mystère.

Ce dossier était devenu une patate chaude entre ses mains. Car, sentant l’épée de Damoclès du TAS suspendu au-dessus de la tête, la nuit a dû porter conseil, indéniablement.

Sa crédibilité étant mise en jeu, il fallait donc accoucher de quelque chose, même par césarienne pour laver l’affront et sortir sa tête tranquillement de l’eau.

Toutefois, des questions subsidiaires qui peuvent soutenir sa motivation sont à la pelle notamment la rétention de l’information du secrétaire général, Akoi Koivogui, la pression des avocats de la défense et autres.

Il fallait choisir

Entre deux douleurs simultanées, il faut choisir la moindre. Ainsi, rétablir Diaby au sein de la Feguifoot serait peu douloureux qu’un verdict du TAS qui s’avèrerait très piquant, donc difficile à avaler.

Amadou Diaby est tout heureux de se tirer des griffes d’une machine qu’il sous-estimait parce que persuadé de son efficacité.

Il se sent ravi d’être blanchi d’une cabale mal ajustée, de jalousie, d’antipathie et de guéguerre sans merci, sans raison.

Par Moysekou, Bruxelles

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