La FIFA sur une initiative de la fédération du Cap-Vert a facilité l’obtention de la nationalité sportive aux jeunes joueurs n’ayant pas joués assez de matchs avec leur sélection formatrice et qui souhaitent s’engager avec une autre association.
Cela va à l’encontre de l’article 8 du règlement d’application des statuts FIFA, lequel restreint la possibilité pour un joueur de changer de sélection quant il a défendu auparavant les couleurs d’une autre en A.
Depuis l’adoption de cette reforme en septembre plusieurs pays à l’image du Maroc s’activent à renforcer leurs équipes par des potentiels binationaux. Sachant qu’elle a besoin d’apporter de la plus-value à son équipe, la fédération guinéenne de football est restée de marbre.
Depuis, il n’y a aucune intention d’aborder une quelconque démarche vers ces joueurs par exemple Mouctar Diakhaby, Sehrou Guirrassy, Joshua Guilavogui et autres. Peut être qu’Antonio Souaré, le président de l’institution, a suivi les délires de Didier Six qui dit fièrement en public qu’il n’obligera aucun joueur à rejoindre l’équipe de la Guinée.
Pourtant, dans son projet, pompé de développement du football guinéen figurait la détection des binationaux. Mis à part sa virée touristique en Espagne pour aller papoter avec le papa de Moriba Kourouma, Didier Six n’a convaincu aucun top joueur.
Rien n’est encore tard. S’il y a nécessité, la Feguifoot est dans le temps pour amorcer les démarches. A cet effet, il faut comprendre qu’un joueur pourrait changer de sélection même s’il a joué un match officiel avec son associa d’origine. Il faudra cependant respecter quatre critères :
- Avoir joué moins de trois matchs avec sa première sélection.
- Etre âgé de moins de 21 ans lorsqu’il a été sélectionné.
- Ne plus avoir été appelé en sélection depuis au moins trois ans.
- Ne pas avoir disputé de phase finale d’une Coupe du monde ou d’un tournoi continental (Euro, CAN, etc.) avec la sélection en question.
Par Yvon LEROUX, Dakar






